Selon un sondage réalisé en juillet par l’Institut de sondages d’opinion (CSA), 71% des français interrogés sont pour l’instauration d’un quota de 40% de femmes dans les instances dirigeantes des grandes entreprises et des sociétés cotées en Bourse.

Très majoritairement, les femmes (73%) comme les hommes (67%) sont favorables au quota de 40% de femmes dans les Conseils d’administration (CA). Dans un rapport sur l’égalité professionnelle remis à Xavier Darcos, le ministre du Travail, l’inspectrice générale des affaires sociales, Brigitte Grésy, s’inspire de l’exemple norvégien et préconise d’imposer un quota de 40% de femmes d’ici six ans dans les CA des entreprises publiques et celles cotées en Bourse de plus de 1’000 salariés. Ces sociétés auraient l’obligation de franchir le cap des 20% en deux ans. La proposition sera discutée cet automne entre Xavier Darcos et les partenaires sociaux.

Des voix pour – Brigitte Grésy s’exprime dans Madame Figaro:
« Depuis des générations, les élites françaises privilégient ceux qui leur ressemblent. Seuls les quotas peuvent en finir avec ces clubs d’hommes qui se cooptent entre eux. Ce n’est pas faire un cadeau empoisonné aux femmes car elles seront recrutées à compétences égales. La France est le pays où il y a le plus fort taux de femmes qui travaillent (80% des 25-49 ans), mais la société n’a pas pris en compte cette donnée en termes de services (crèches, garde d’enfants…). »

Des voix contre – Evelyne Sevin, chasseuse de tête chez Egon Zehnder International dans Madame Figaro:
« Je comprends l’envie d’imposer un quota de femmes, mais le procédé me désole. Il y a dans cette forme de discrimination positive un fatalisme que je ne partage pas. Imposer 40% de femmes aux conseils d’administration est une chose, encore faudrait-il avoir 40% de femmes dans les comités exécutifs. Cela me parait être le coeur du problème auquel nous devons nous atteler: celui du vivier. Les femmes PDG sont trop rares. Pourquoi? Elles s’orientent davantage vers des postes d’expertise que de management ou à responsabilités opérationnelles. Il faut qu’elles s’autorisent à être en première ligne. »

On peut s’interroger sur la solution des quotas comme étant la clé unique de la parité. C’est peut-être déjà à l’école et au sein du foyer que les femmes pourront gagner leur droit à l’égalité.

Tous les résultats du sondage sur www.csa.eu.

Annika Mansson/TLC-ATC.com

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